De tout temps, l’homme a essayé de concevoir des machines qui se rapprocheraient du vivant, qui auraient sa forme physique et pourraient travailler, calculer, raisonner à sa place. Cette histoire de la robotique commence avec les premiers modèles d’automates et va jusqu’aux robots modernes qui peuvent se déplacer seuls et nous battre aux échecs. Et voici 5 grandes étapes de l’évolution de cette science.

1.      Les automates

Elles sont liées aux mêmes principes que l’horlogerie. Les automates montrent les premiers pas des inventeurs dans la direction de l’invention du robot. Ils sont les marches au début de l’histoire de la robotique, des marches qui filent sur plus du 20 siècles. C’est par la suite à l’ère nouvelle que ce domaine prend son envol.

2.      Les premiers robots

Les travaux sur les mécanismes du corps humain et sur la conscience poussent les ingénieurs à développer des systèmes en reproduisant ces nouvelles hypothèses scientifiques. Ils fabriquent des machines animales qui ont des capacités d’apprentissage.

Il est temps d’exprimer la différence entre robots et automates car ces animaux sont des avatars de deuxième catégorie. Des programmes préétablis qui font bouger les mécanismes des automates, tandis que les robots sont équipés de capteurs en recueillant les données de l’extérieur.

3.      L’intelligence artificielle (IA)

En 1956, c’est John McCarthy qui, invente la nomination « intelligence artificielle » et en signe de croissance. En recherche scientifique ce domaine a pour objectif la modélisation de la complexité de l’intelligence de l’être humain au sein d’une machine évolutive. C’est le même concept de l’ordinateur : produire des raisonnements sans avoir besoin de pièces moteurs.

En 1963, la structure de raisonnement « General Problem Solver », de Newell et Simon, capable de résoudre des problèmes assez complexes. En 1971, le robot virtuel « Shrdlu » de Winograd capable de dialoguer avec son concepteur.

4.      Animats et rovers

Les animats ou les animaux artificiels font l’objet d’une recherche complète dans le domaine de la cybernétique : l’idée consiste à reproduire les organes du vivant, de comprendre comment on peut reproduire l’animal et son organisme. Cette imagination est aussi ancienne que celle du robot humanoïde.

Le développement des animats suit deux besoins : d’un côté, la capacité de dressage des machines. D’autre côté, la reproduction de la mécanique de la mobilité animale : arthropodes, reptiles, batraciens et leurs façons de déplacement incitent les roboticiens.

Cependant, les chercheurs travaillent à la conception de rovers, des véhicules destinés à traverser la surface des planètes en autonomie, de manière à visiter des lieux néfastes pour l’homme. Ces machines peuvent bien se déplacer, réaliser des mesures, prélever des échantillons. Le modèle le plus connu est le récent Curiosity, qui s’est mis sur Mars en 2012.

5.      Les robots humanoïdes

Au cours des années 2000, les androïdes de Honda filent et sautent sur un pied, manipulent des objets finement, communiquent en langage des signes. Sony entre dans la tranche et développe les petits robots humanoïdes.

La naissance de Nao, création de l’entreprise française Aldebaran, en 2006, empreinte une étape essentielle dans l’histoire de la robotique. Car ce petit Nao évoque l’ancien fantasme du robot : de forme humanoïde, il est assez autonome, programmable à l’infini, peut aussi aider à des tâches simples et de servir de plate-forme pédagogique dans le domaine de l’enseignement ou de la recherche. Il s’agit du point de départ du développement des machines humanoïdes d’assistance (Twendy One en 2007, Roméo en 2012), puis de robots conçus dans un souci de réalisme optimal. Ainsi le Kobian de l’université Waseda peut reproduire les expressions de l’être humain, ou le Geminoid F de l’université d’Osaka.