Nouvelle boulette de la part d’un géant de l’information en France. Après la fausse capture de Xavier Dupont de Ligonnès relayée à l’unisson par l’ensemble des grands médias de l’hexagone, c’est au tour de Bernard Tapie de faire les frais de la précipitation des médias.

Bernard Tapie, mort ?

En ce 31 octobre 2019, jour d’Halloween, certains ont dû se faire une belle frayeur. Sur les coups de 15h aujourd’hui, plusieurs articles un peu particuliers faisaient leur apparition sur le site du journal Le Monde.

L’un de ces articles avait d’ailleurs de quoi interpeller sérieusement les visiteurs du site : « La mort de Bernard Tapie, l’homme aux mille vies ».

la mort de bernard tapie screen article Le Monde

Une triste nouvelle en apparence… mais en apparence seulement. A la lecture des premières lignes, on constate vite que certaines informations viennent à manquer.

« Il est décédé à… à l’âge de… », « Bernard Tapie est mort le XXXXXXX, à l’âge de ??? ans… », non, quelque chose cloche dans cet article.

Le Monde ne mit pas longtemps à comprendre ce qui n’allait pas.

Grâce aux premiers retours sur le site, le journal ne mit pas longtemps à se rendre compte de son erreur. Une heure seulement après, un message fut publié sur le site afin de s’excuser auprès de Bernard Tapie et des lecteurs du site.

message d'excuse Le Monde Bernard Tapie

Un incident regrettable qui rend public une pratique méconnue du grand public : l’anticipation de l’information. Pour publier plus vite, il est parfois nécessaire de rédiger des articles à l’avance sur des sujets que l’on juge importants. Et visiblement, la mort d’une célébrité ne fait pas exception.

Alors, qui sera le prochain ?

Au delà de son aspect burlesque, cet incident apporte surtout un vrai questionnement sur l’éthique journalistique. Est-ce moral de préparer à l’avance des articles pour annoncer la mort des personnes que l’on estime en fin de vie ?

La course au clic est toujours plus effrénée, et les médias publient et relayent les informations plus vite que leur ombre, parfois même plus vite que la réalité. Et ces Fake News, qu’elles soient volontaires ou accidentelles, finissent par faire baigner la société dans une incertitude permanente.

A vouloir être toujours premier sur l’info, on se prend parfois les pieds dans le tapis. Enfin, plus de peur que de mal cette fois-ci. Un peu d’humour noir le soir d’Halloween, ça n’a jamais tué personne.

Alors, Le Monde, qui sera le prochain ?